Dans le message pastoral du Diocèse du 12 mars 2020, en réponse au coronavirus (COVID-19) et le Conseil du 14 mars sur les fonctions liturgiques et autres fonctions de l’Église à venir, le Diocèse arménien du Canada a informé ses fidèles bien-aimés des mesures adoptées à travers le Diocèse pour assurer la sécurité des membres et gérer les risques avec prudence.

Depuis lors, les fidèles n’ont pas été autorisés à entrer dans le sanctuaire de l’Église; alors que les services dominicaux ont continué à se dérouler à huis clos (souvent diffusés sur Internet), la participation a été limitée au membre du clergé et à quelques chanteurs, avec une distanciation sociale. La Sainte Communion reste limitée au prêtre célébrant, qui la reçoit au nom de tous les fidèles. Les baptêmes, mariages et autres services ont été reportés, les funérailles étant strictement limitées aux cérémonies privées sur la tombe.

Étant donné que les autorités accorderont éventuellement la permission de tenir des rassemblements publics intérieurs, nous devons nous préparer dès maintenant pour garantir que chaque Paroisse qui ouvre ses portes et reprend ses activités liturgiques le fasse de la manière la plus sécuritaire possible.

Par la présente, nous souhaitons informer nos fidèles des nouvelles politiques et directives pour une réouverture prudente et progressive des fonctions ecclésiastiques, alors que les autorités provinciales et municipales commencent à envisager de desserrer les restrictions mises en place en raison de la pandémie de COVID-19. Les Paroisses individuelles, conformément à toutes les réglementations locales, doivent se soumettre à ces directives, si et quand, à la discrétion de chaque Paroisse, elles choisissent de rétablir les services religieux.

Les directives devraient entrer en vigueur sur l’autorisation des autorités de rouvrir les lieux de culte en tenant dûment compte des variations de l’environnement juridique et médical de chaque localité.

LA PREMIERE PHASE autorisera de courtes visites à l’Église et ne s’applique qu’aux Paroisses où les réglementations locales autorisent les gens à quitter leur domicile et où les individus se sentent à l’aise de le faire, en comprenant les risques encourus.

Dans le cadre de la première phase, les visites peuvent inclure la venue à l’Église pour une prière personnelle ou l’allumage d’une chandelle, pendant les heures annoncées publiquement, en semaine, samedi ou dimanche après-midi (pas pendant le badarak), comme déterminé par le Pasteur en consultation avec son conseil paroissial. Ces visites brèves peuvent être effectuées par une seule personne ou un seul ménage à la fois, en gardant une distanciation sociale et interdiction de toucher des objets d’observances physiques.

La première phase prévoit également des confessions privées et des conseils spirituels, où les individus peuvent rencontrer le Pasteur sur rendez-vous, dans le respect de la distanciation sociale.

LA DEUXIÈME PHASE étendra les fonctions de l’Église pour inclure la Liturgie divine et les sacrements, et ne s’applique qu’aux Paroisses où les réglementations locales n’interdisent pas les services religieux et où les rassemblements publics sont autorisés. Les règles de distanciation sociale s’appliquent, même aux membres d’un même ménage, et la fréquentation de l’Église sera limitée par nécessité. Dans la mesure de la possibilité, les Paroisses sont encouragées à continuer de diffuser en direct leurs services dominicaux pendant cette phase

En phase deux, la Sainte Communion ne sera permise qu’au Prêtre célébrant, au nom des fidèles. La Sainte Communion de tous les fidèles sera rétablie dans les phases à venir.

Sous ces conditions, la phase deux permet la célébration de badarak et de jashou en plein air, d’une manière convenablement digne, comme une mesure de crise extraordinaire.

Parce que le chant et la déclamation ont été associés à un risque accru de transmission, les membres de la chorale sont tenus de maintenir une distanciation sociale encore plus grande que d’habitude, et les fidèles sont fortement invités à chanter uniquement en murmure.

De même, l’échange de la paix doit être mené avec une inclinaison distante de la tête et sans l’approche physique habituelle. De même, le panier de la collecte ne sera pas passé, mais les fidèles seront invités à faire leurs offrandes dans une boite spéciale prévue à cet effet. La socialisation après Liturgie doit être omise.

Au cours de la phase deux, la Messe peut également avoir lieu dans le sanctuaire de l’Église, avec toutes les stipulations mentionnées dans les célébrations en plein air. En raison des limitations de l’espace intérieur, de la nécessité de la distanciation et des réglementations municipales sur les rassemblements publics, les Pasteurs (en consultation avec leurs Conseils paroissiaux) sont invités à concevoir un système équitable permettant aux paroissiens de participer à une célébration déterminée.

Les services sacramentels tels que le mariage et le baptême reprendront au cours de la phase deux, mais avec des considérations spéciales pour les pratiques rituelles qui mettraient habituellement le Prêtre en contact physique avec ceux qui reçoivent le sacrement. Bien que les instructions visent à minimiser le risque d’infection, tous ceux qui participent aux services doivent comprendre et accepter le fait qu’un certain risque demeure, sinon le service devrait être reporté. Les autres personnes assistant à toutes ces cérémonies doivent être strictement limitées et distanciées.

Dans le cas des mariages, la réalisation de l’union des mains, la bénédiction des anneaux et les cérémonies de couronnement seront effectuées conformément aux observances de la pandémie.

Les baptêmes ne sont réservés qu’aux adultes dans ces phases initiales, compte tenu des conseils des autorités médicales selon lesquels le baptême des nourrissons demeure une activité à haut risque pendant la pandémie. (Les enfants gravement malades resteront une exception à cette politique, comme c’est le cas actuellement.) Même pour les baptêmes adultes, des précautions spéciales doivent être observées pour la bénédiction de la croix / narod, l’immersion et l’onction.

Des réunions essentielles et d’autres fonctions non liturgiques peuvent avoir lieu dans d’autres zones de l’église avec l’approbation du Pasteur et en consultation avec le Conseil paroissial.

« Enfin, soyez tous animés des mêmes pensées et des mêmes sentiments, pleins d’amour fraternel, de compassion, d’humilité » (1 Pierre 3 :8).